Quels sont les dangers relatifs au fluor et au chlore dans l'eau potable ?

Le rapport dont il est question ici a été produit en 1979 par le Comité aviseur sur la fluoration des eaux de consommation à la demande du ministère de l'Environnement du Québec. Ce rapport a été réalisé sous la présidence du Dr J. Benoît Bundock, mèdecin. Y ont entre autres collaboré, le Dr Pierre Morin, biochimiste et docteur en médecine expérimentale, M. Michel Lamontagne, biologiste, M. Léopold Gaudreau, biologiste, et M. Gifles Bernier, ingénieur en génie chimique. Ces gens, et d'autres encore, ont tous une formation universitaire. Comme ce rapport n'a pas été très divulgué dans la population, je me permettrai aujourd'hui d'en citer certains extraits. Ceux-ci ne répondront sans doute pas exactement à la question de mon correspondant; ils permettront néanmoins de voir un peu plus clair dans ce difficile dossier de la fluoration.

La fluoration : deux préoccupations majeures

En page 103 du rapport, on peut lire ce qui suit: «Deux rapports parmi la très abondante littérature traitant du fluor méritent une attention spéciale. Le premier a trait à une étude publiée par Rappaport qui démontre une croissance de la fréquence du symptôme de Downs (mongolisme) qui semble proportionnelle à la teneur en fluorure de l'eau de boisson de certaines villes dans l'Etat du Minnesota.

«Le deuxième sujet de préoccupation concerne la publication par Yiamouyiannis d'une étude épidémiologique qui démontre qu'il existe un taux de cancer plus élevé dans la population des villes qui fluorurent leur eau de boisson à 1.2 ppm que dans celles qui consomment une eau non fluorée.»

En page 104, on peut lire: «Lorsqu'on étudie avec soin les travaux de Yiamouyiannis et de Burk, il devient évident que les effets cancérigènes des fluorures semblent en relation étroite avec la quantité absorbée.»

Mentionnons en passant que les travaux de Yiamouyiannis ont été ré-accrédités devant une cour de justice en Pennsylvanie. Ce qui fait dire aux membres du Comité en page 104 de leur rapport: «Il est amusant de constater que les cours de justice semblent maintenant appelées à remplir le rôle dévolu aux responsables des services de santé publique.»

Un peu plus loin, on peut lire dans le rapport que l'étude de Yiamouyiannis «n'est pas entièrement surprenante cependant puisque plusieurs autres scientifiques ont publié des études démontrant que les fluorures semblent posséder des effets cancérigènes».

Qu'est-ce que le Gouvernement attend pour bannir cette mesure dangereuse pour la santé de la population? La fluoration est une mesure insensée et toxique. La santé dentaire repose essentiellement sur une meilleure nutrition et une plus grande hygiène et non pas sur l'adjonction d'un poison dans l'eau de consommation!

Le chlore dans l'eau de consommation

On parle beaucoup ces temps-ci des dangers reliés à la fluoration (le cancer en particulier) mais il ne faut pas oublier la présence du chlore dans l'eau de notre robinet. Le chlore est loin d'être aussi toxique que le fluor mais il opère dans l'organisme des méfaits. Il diminue nos réserves de vitamine E et d'iode, sans compter qu'il affecte notre flore intestinale. Les gens qui consomment de l'eau du robinet seraient donc bien avisés de prendre de la vitamine E, des algues marines et des cultures de yogourt.

Vendredi 16 mai 1986/ Journal de Montréal
Jean-Marc Brunet